Exposition en cours

Vache devant un temps, Angkor, 1999, photo Matthieu Verdeil dr

Vache devant un temps, Angkor, 1999, photo Matthieu Verdeil dr

Visions d’Angkor /
Angkor darshanas
Gilles Galoyer, Matthieu Verdeil, Beïga
galerie la Vina, 2 juillet – 20 septembre 2015

Darshanas signifie « visions » ou « regards », dans l’acception spirituelle et philosophique du terme en sanskrit, langue classique de l’Inde dont la civilisation a marqué la culture khmère à l’origine d’Angkor.

Plus de 150 ans aprés la découverte d’Angkor par le Français Henri Mouhot (1861), les sténopés de la photographe et auteure chinoise Beïga (2014), semblent nous réoffrir la vision que fut le site pour les hommes du XIXème siècle. Emergence de la brume des âges, du grain de la poussière, du rêve du passé, par la magie de la longue pause photographique, entre éblouissement, douceur, majesté, oniriques fragments d’anciennes batailles ou amours, et Nirvana au-delà.

Les argentiques de Matthieu Verdeil, c’est la résurrection d’Angkor, non pas glorieuse mais juste sortie du cauchemar inimaginable khmer rouge. En 1999, on était seul à Angkor vat, au Ta Phrom, au Bantea Srei, parfois pendant des heures. Quelques voyageurs indépendants ou presque. Personne ne parlait dans ces lieux extraordinaires. Vaches, enfants, marchands…
Scènes merveilleuses, miraculeuses ou empreintes de gravité d’un nouveau matin lavé d’hier, comme par le bain lustral et gai de ces enfants dans l’eau du bassin d’Angkor vat.

Les photographies de Gilles Galoyer touchent à la fois à l’éternité d’Angkor et aux mythes que la cité incarnent dans la pierre, et expriment sa force retrouvée aujourd’hui qu’elle reçoit des millions de visiteurs. Un regard qui a voulu ne jamais trahir ou interpréter outre mesure l’oeuvre incroyable, suffisante en elle-même, des bâtisseurs d’Angkor.

Enfin, les photographies prêtées par Pascal Bonneau, de l’époque où son père était au Cambodge, viennent compléter l’exposition avec une époque de plus et des images parfois à la limite du rêve et de la réalité, évoquant des films anciens eux-mêmes cherchant à rendre la révélation que furent les temples khmers à la fin du XIXème siècle.

C’est le film de Roland Joffé, La Déchiture, et les musiques de Gérard Manset (Royaume de Siam), lui-même auteur d’un portfolio sur Angkor: 72 heures à Angkor, (les Belles Lettres), qui ont fait naître en moi la fascination pour cet Asie du sud-est si vaste et profond, si apaisé et dramatique. Merci aux photographes d’avoir permis cette magnifique exposition.

François-Marie Périer

Visions d’Angkor / Angkor darshanas
du 2 juillet au 3 octobre
Galerie La Vina, 12 place Notre-Dame
06 46 68 48 79 – fmperier@yahoo.fr
mardi/samedi 10h-13h et 14h30-19h
sur rendez-vous pendant l’été : 06 67 08 04 16

 

 

Cg Lepoint @ galerie LaVina
(Alias Claire Grangé)

IMG_0366dr Claire Grangé

Artiste française, enseignante en Arts-Plastiques en région parisienne.
« J’ai fait un bac Arts-Plastiques puis j’ai poursuivi mes recherches en autodidacte pendant mes études de philosophie. Je suis heureuse d’en présenter un aperçu à la Galerie La Vina, ce qui ne vous empêche pas d’aller voir mon site ! »

Issue d’une formation en philosophie, elle laisse cependant la rationnalité de côté au profit de l’expression pure de la sensation.
« Je cherche à capturer cette fraîcheur qu’a le présent. Cela s’exprime par des sortes d’explosions, de jaillissements qui peuvent représenter l’expérience même de ces sensations. Ce moment où elles nous échappent le plus, c’est-à-dire avant qu’elles ne prennent formes et parviennent au langage. Je propose donc par mes toiles des expériences sans noms et des spectacles magiques de lumière… »

Ses oeuvres sont de styles divers : abstraction, figuratif, pictural, graphique, tout comme ses techniques : encre, pigment, peinture, stylos, craies.
« Mes influences principales viennent de l’expressionnisme abstrait bien sûr, Jackson Pollock, je danse presque autour de ma toile quand je fais mes grands formats. Je dois également reconnaître une proximité avec les recherches du mouvement support-surface, ainsi que la peinture asiatique pour mon choix de support. Mon travail figuratif est quant à lui inspiré par Toulouse-Lautrec et Schiele.
Les installations d’art contemporain, Neto, Kusama, me donnent des envies de grands espaces, de dépasser les murs. Pour cela je considère mes grandes peintures comme des installations picturales plutôt que comme des tableaux. Je travaille vraiment à développer cet aspect. »

A la recherche de l’expression, de la rencontre, de l’espace, du partage de la sensation et de l’instant présent, Cg Lepoint pratique tout autant peinture, danse, photographie, couture et musique, et s’est récemment essayée au street-art.
« J’y suis arrivée assez naturellement et par nécessité : mes travaux étant stockés, personne ne pouvait les voir, alors j’ai décidé d’en coller sur les murs ! Le street-art est l’art pour tous, un musée à ciel ouvert… Cette idée me plait énormément ! C’est très accessible, ludique, interactif, et avec pas grand chose on peut changer le visage et l’ambiance d’un quartier. »

Remerciements à François-Marie Périer, de la galerie La Vina, pour sa confiance.
Merci de votre visite !
Contact : c .gyouser @ gmail .com – fb : Cg Lepoint

« Para-Maya », d’essence féminine, elle est  « la Bonne Maya », la « Maya Suprême » ou encore « la Bonne Magie » en sanskrit, désignant le voile de la manifestation, jeté par le Brahmane, l’Âme Universelle, au moment de la Création, pour sé révéler au monde, une Magie qui le révèle à son image. Avant que l’illusion de l’amnésie de Soi ne transforme ce voile en mirage… François-Marie Périer

 Exposition Népal

Bruno Ramain

Brieuc Coessens

du 27 ai au 6 juin

 120_MG_7752_BDdr Bruno Ramain 2010